Après quelques jours de surf sympathique sur uluwatu, on finit par se caler à nouveau sur padang-padang. La houle est de retour, un peu moins grosse, mais cette fois avec beaucoup moins de monde. On se gave pendant 2 heures avec 2 potes, l'ambiance est beaucoup moins tendu que dimanche dernier, Paxcou nous raconte ses « good story » de padang, on plane avec les riders de gwada, bref... nice session.
Le 15 juillet, 2 de nos amis nous quittent pour de nouveaux horizons, l'un pour hong kong, l'autre pour le nord de Bali. Mais c'est sans compter l'arrivé d'un autre bodyboarder réunionnais. J'passe donc chercher l'ami Manu à l'aéroport de denpasar, et après avoir chargé l'Australie pendant quelques années puis enchainé sur teahupoo à Tahiti il y a moins d'un mois, monsieur en redemande à Bali. A peine les valises posées au padang-padang-inn, on check le spot du même nom, les vagues sont toujours là, la marée est calée comme il faut, on se rue donc logiquement dans ces barrels bleus turquoises, jusqu' au couché du soleil.
Le lendemain, réveil à 6h30, prêt à remettre ça sur padang-padang, pour notre plus grand bonheur, la houle est rentrée un peu plus dans la nuit, et l'on obtient un solide 1m50-2m sur les séries. On rentre à l'eau, et idem, on retrouve le crew de guadeloupe, quelques riders australiens sont là aussi, tout le monde a sa part du gateau sans le moindre accrochage. On retiendra tout de même le levé du soleil, qui malgré l'éblouissement, nous a donné des visions assez inhabituelles à l'intérieur du tube : « Golden Barrel »... Cela résume bien la session !
Après un copieux petit déj' à 9h, on règle les petits détails pour la chambre qu'il occupera avec sa copine, puis on attend que la marée remonte, étant donné que la dalle de padang est presque à sec.
A 11h, j'encaisse le contrecoup des 2 sessions, Manu lui est plus motivé que jamais pour y retourner. Il ouvre alors le bal, et pendant ce temps là, j'prends quelques photos en haut de la falaise. Après s'être enfilé quelques tuyaux plus que sympathiques, la motivation prend le dessus sur la fatigue et à midi, je suis prêt à remettre ça. Le bowl de padang-padang est en feu, et quelques bons tubes plus tard, je décide de me placer au pic avec Paxcou, pour attendre la « bombe ». Le temps passe et Manu finit par sortir. 20 minutes et toujours pas de série, j'essaie de rester patient, je papote avec Paxcou histoire de pas céder à la tentation du second bowl un peu plus bas. On voit alors quelques lignes arriver à l'horizon, la série est là, Paxcou m'encourage pour chopper la 1ère (qui selon lui est la meilleure). J'rame alors de toute mes forces pour avoir un max de speed au démarrage, j'trace autant que je peux jusqu'à cette fameuse section. Les gars plus bas commencent à crier, en sachant que ça risque d'envoyer. Je me colle à la paroi, avant de me faire recouvrir, et une fois dans cette caverne aquatique, je lève le bras à l'intérieur, la vision est incroyable, ma main n'arrive pas à toucher le haut... Je ressors proprement au bout de ces 2 petites secondes qui ont paru une éternité, mais putain, c'était intense sérieux !
Je sors de l'eau avec un sourire tranche papaye, on file déjeuner à Ayu Guna juste à coté du côté du spot. Manu est aux anges, à peine arrivé et déjà 3 sessions parfaites.
Après une sieste bien méritée, on recheck le spot à 16h30, la marée redescend cette fois, le plan d'eau est magnifique, les couleurs mystiques, et les vagues toujours là malgré une petite baisse de régime. On se ruuuuuuuue à nouveau pour assouvir notre soif de barrel. Manu arrive à scorer de bonnes bombes malgré un groupe de surfeurs brésilien pas très courtois à l'eau, tandis que je perds une palme aspiré dans un barrel au second bowl, que je ne retrouverai jamais. Je finis donc la session avec une seule palme, ce qui ne m'empêche pas de me coller encore quelques perles avant de sortir de l'eau à la tombé de la nuit.
Ainsi se termine cette journée magique, surement la meilleure du trip. Mais il reste encore 4 jours, et qui sait ce qui peut encore arrivé...